Le marché Allemand : la référence Européenne

2011-01-01

Considérée comme «l’homme malade de l’Europe» au début de la décennie, l’économie allemande constitue désormais le véritable pilier de la croissance en Europe. Elle bénéficie d’une demande étrangère soutenue qui dynamise l’ensemble de l’économie européenne. En outre, la baisse du chômage et la hausse des rémunérations devraient soutenir le moral et la consommation des ménages dans le pays.

 

La puissance économique allemande

La croissance du PIB allemand devrait approcher les 3,5 %1 en 2010, une des croissances les plus élevées de la zone euro. Cette croissance est très largement portée par la hausse des exportations nettes (45 % du PIB), notamment vers les marchés émergents en plein essor. Par ailleurs, la réforme structurelle du marché du travail a renforcé la compétitivité et a favorisé la réduction du chômage qui, à 7,5 %, affiche son niveau le plus bas depuis 18 ans.

La consommation au rendez-vous

Contrairement à un certain nombre d’autres pays développés, les ménages allemands bénéficient d’une bonne situation financière et peuvent donc consommer davantage. En effet, outre la sécurité de l’emploi, l’évolution favorable du chômage crée les conditions d’une croissance des salaires (+3,1 % g.a). Depuis plus de 10 ans, l’Allemagne affiche l’un des taux d’épargne des ménages les plus élevés ; cependant l’épargne devrait diminuer et les dépenses augmenter grâce au retour de la confiance des consommateurs. Le moral des ménages est en effet à son plus haut niveau depuis 10 ans et les premiers signes d’un rebond de la consommation apparaissent, avec  une nette accélération aux 2e et 3e trimestres 2010 (+0,6 % et +0,4 % respectivement)

Le Dax surclasse les autres indices européens

Avec une hausse de plus de 16 %  depuis le début de l’année, le DAX fait figure d’exception dans le paysage boursier européen. Le contraste est saisissant avec le CAC40  qui perd 2,76 %. Les deux pays profitent pourtant du même élément positif : la baisse de l’euro par rapport au dollar. Mais c’est l’Allemagne qui en profite le plus avec des entreprises très exportatrices et exposées à la croissance des pays émergents. Les constructeurs automobiles allemands en sont le symbole le plus criant avec le succès de leurs grosses berlines auprès des consommateurs asiatiques. Volkswagen, BMW et Daimler affichent respectivement 59 %, 95 % et 44 % de performance depuis le début de l’année et représentent à elles seules plus de 14 % de l’indice allemand. Cependant, la performance du DAX ne se limite pas à ce seul phénomène : l’Allemagne restera incontestablement l’élément fort de la zone euro avec une dette publique qui ne représente que 65 % du PIB. Rappelons que la France affiche un ratio de 82 %.

 

Analyse technique :

Concernant l’analyse technique du Dax 30, il s’agit de bien discerner les horizons. À court terme (1-3 mois), l’indice est en voie de stabilisation. Une stabilisation qui prend forme avec le développement d’une configuration d’essoufflement acheteuse en biseau d’élargissement ascendant. Cette stabilisation passe par un retour vers 6 600 points qui constituera un très bon point d’entrée pour un horizon moyen terme (3-6 mois). Car, en effet, à moyen terme, la situation technique de l’indice est toujours clairement haussière. Ainsi, la confirmation d’une psychologie de continuation acheteuse matérialisée par la validation d’un triangle a permis d’engager un mouvement mesuré ascendant vers 7 500 points.

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Julien Dana

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